L’absurde est un point de départ , et non un point d’arrivée
Au bout de la route, le sage n’est il pas celui qui accepte le monde et son silence , celui qui accepte la vie et sa pure et simple réalité ?
« la vie n’est pas absurde, elle est simplement difficile, très difficile «
Arthur ADAMOV
Alors pour le sage, l’absurde disparaît non parce qu’il lui a trouvé un sens mais parce que cela a cessé de lui manquer.
Est ce absurde ?
L’absurde naît bien d’un divorce, d’une confrontation, d’un déchirement !
Pour moi, parler d’absurde , c’est affirmer la méthode basée sur le lien, sur le « rassembler », alors parler d’absurde est peut être alors quelque peu …absurde !
Mais pour une pensée libre, quel meilleur point de départ que cette comparaison qui met en contradiction, en opposition deux concepts, deux idées ?
Le blanc et le noir
La construction inachevée
La tolérance et la liberté
La pensée et l ‘action
Moi et les autres
La vie et la mort
La rationalité et la spiritualité !
Ok , l’absurde naît d’un conflit mais surtout d’une distorsion entre les deux parties des termes
Lorsque Woody Allen déclare : « l’éternité, c’est long , surtout vers le fin » L’absurde est amené par un sens par trop paradoxal ou contradictoire et non par un manque de sens !
C’est bien donc un sentiment ou une analyse de l’interraction entre deux éléments qui vasituer la démonstration de l’absurde
Alors entre une soif de perfectionnement, entre nos idéaux de liberté et de fraternité et la réalité , qui d’entre nous pourrait en nier l’ écart évident. ?
Si un homme attaque à l’arme blanche un groupe de soldats armés de mitrailleuses, on peut juger cet acte d’absurde et pourtant….
Si nous hommes de bon sens, construisons notre vie, certains peuvent juger notre travail absurde et pourtant……………
Car si dieu joue aux dés à la manière de Newton si bien représenté par Blake , cela supposerait qu’il existe bien des dés !
Nous sommes des pèlerins qui nous recherchons dans notre propre labyrinthe où l’issue correspond au toucher des étoiles
Nous tentons d’accepter la vie, comme elle est
« Vidé d’espoir, devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde » L’étranger.Camus
Si l’absurdité n’a pas d’absolu, elle a certes sa place au milieu des nos paradoxes, au milieu de nos routes croisées
« Penser sa vie et vivre sa pensée » nous dit André Conte Sponville ,« le mieux possible, éthiquement s’entend » ajoute Gabriel Ringlet
Et Allen de renchérir :
« dans ce cas j’aurais payer ma moquette bien trop chère » et c’est pour cela que ,apaisant l’inutile mécanique répétitive de la mémoire, je me tais pour écouter le silence intérieur et vous offrir un vide plein de bon sens
absurde n’est il pas ?
La mort
« L’espèce humaine, dit Voltaire, est la seule qui sache qu’elle mourra ».
Et pourtant, la majorité des hommes ne veut pas mourir et se dit même
immortelle et souvent les hommes « vivent comme s’ils ignoraient qu’un jour il faudra mourir »(paroles de JJ Goldman)
Alors que l’homme qui ne vivrait qu’un seul hiver ne verrait qu’arbre sans
feuilles, champs sans verdure, bois aride et rivières gelées, les paysans qui
vivent en pleine nature considèrent la mort comme un phénomène aussi naturel
que les semailles , la germination et la récolte. Les grands de ce monde se
distribuent titres et honneurs et se proclament indispensables, mais les champs et
les forêts n’en savent rien.
On enterre empereurs et rois, mais il ne manquera au printemps suivant aucune
fleur, et aucun champs d’oiseaux ne fera défaut dans les arbres.